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Accueil > Nos actualités > Reportages > Biodiversité : Demoiselles aux yeux d’or, Nonnettes et autres petites bêtes, auxiliaires de cultures de nos vignobles…
17 mai 2015

Biodiversité : Demoiselles aux yeux d’or, Nonnettes et autres petites bêtes, auxiliaires de cultures de nos vignobles…

sauterelle

Soucieux de l’environnement, les Vignobles André Lurton se sont engagés depuis de nombreuses années dans une politique responsable de protection des écosystèmes (agriculture raisonnée, adhésion au S.M.E. - Système de Management Environnemental  des Vins de Bordeaux - depuis sa création en 2010, etc…). En modifiant  nos méthodes de conduite du vignoble, en limitant notamment l’utilisation de produits phytosanitaires, nos actions commencent à porter leurs fruits et ces nouvelles pratiques semblent particulièrement favorables  à la biodiversité.

Nos vignobles sont des réservoirs de biodiversité faunistique et floristique. C’est dans cette faune que le viticulteur va rencontrer le pire pour ses cultures, mais aussi le meilleur, s’il est attentif à l’environnement et à son empreinte écologique, avec la présence « des auxiliaires » de la vigne, qui vont lui permettre de lutter efficacement et de limiter les effets de certains ravageurs…

De tout temps présents, dans les vignes, des insectes ravageurs ont provoqué des dégâts…

Ces dégâts se traduisent de différentes manières :

  • au niveau du feuillage (défoliation, nécroses du feuillage),
  • mais aussi des grappes elles-mêmes, créant ainsi des milieux favorables au développement des attaques cryptogamiques comme la pourriture grise.

Ces insectes ravageurs favorisent notamment l’apparition (avec la perforation des baies par les larves de tordeuse par exemple) et la dispersion de ces foyers de contaminations,  préjudiciables à nos grands vins.

Ces auxiliaires de culture, amis des vignerons...

Merle noir

Nous, viticulteurs, trouvons dans la nature elle-même,  des aides précieuses et remarquables, baptisés « auxiliaires » de culture : les oiseaux constituent la majorité d’entre eux (merles noirs, mésanges, grives, ou piverts…). Ceux-ci sont de grands consommateurs d’insectes ravageurs de la vigne (tordeuse, cicadelles, fourmis ou encore cigariers).

Plus discrets, mais tout aussi efficaces dans la lutte contre ces ravageurs, nous trouvons d’autres petits auxiliaires fort utiles pour protéger nos vignes. Chrysopes (autrement appelé, de manière plus poétique, Demoiselles aux yeux d’or),  coccinelles, syrphes, forficules (perce-oreilles), araignées et autres opilions, grands consommateurs de larves de ravageurs, comptent parmi les amis du viticulteur.

Les vignobles André Lurton entendent bien bénéficier de toute l’aide offerte par  ces auxiliaires et notamment les carabes qui en plus d’une action directe sur la régulation des populations de ravageurs auraient potentiellement une action sur le développement des mauvaises herbes.  (Études en cours tendant à démontrer ce phénomène).

Nous constatons également, depuis peu,  le retour des abeilles et relevons la multiplication des vers de terre, signe d’un renouveau de nos terroirs, mais aussi de leur richesse et du bon fonctionnement de nos sols  (Un terroir en bonne santé, c’est un raisin qui exprimera au mieux ce qu’absorbent les racines du cep et au final on obtiendra un vin de terroir à son plein potentiel…)

Quelques photos de ces ravageurs ou de ces auxiliaires de cultures, rencontrés sur nos propriétés...

Chrysope
Coccinelle à 7 points
Opilion
Cétoine dorée
syrphe ceinturé
Thomise enflée
Forficule
fourmis
Méticuleuse
buveuse

Photos : © Laetitia Melun-Lespinasse / © H. Brun-Puginer.

Des biotopes favorables

La réintroduction de ces Auxiliaires-prédateurs  et le maintien de ces insectes est possible et amélioré par la réimplantation de biotopes favorables à ces populations. Nous sommes, de ce fait, très attentifs aux abords de nos vignobles et préservons ainsi les fossés, talus et autres fourrés, propices à l’établissement de cette faune (oiseaux, mammifères, insectes…)

Les haies (plantées notamment au Château La Louvière) servent également de gîte et de couvert à de nombreuses espèces animales. De nombreux invertébrés s’y multiplient (araignées). Les oiseaux y élisent domicile. Les petits mammifères  (renards, lièvres…) et les plus gros (Sangliers, Chevreuils) y trouvent des corridors favorables à leur déplacement.

L’enherbement des parcelles et de leurs abords (cas notamment de nos vignobles de l’Entre-Deux-Mers) permet de préserver l’habitat de certaines espèces, mais également de limiter l’érosion des sols et donc de nos terroirs. Nous essayons, enfin, dans la mesure des possibles, de maintenir tous les bosquets et autres arbres isolés qui favorisent également l’établissement et le maintien de cette biodiversité à proximité de la vigne et à l’intérieur de celle-ci.

C’est cette diversité des espèces que nous essayons de privilégier sur l’ensemble de nos vignobles : nous souhaitons la protéger, mais aussi l’enrichir au fil du temps. Dans cette optique,  Laetitia Melun-Lespinasse, notre Chargée de Suivi Technique Viticole, veille quotidiennement sur l’ensemble de nos propriétés à ce remarquable équilibre, n’hésitant pas, dans certains cas à favoriser l’établissement de nouveaux venus, en mettant en place nichoirs et autres abris…

 
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